en images

le cours en images

Bienvenue

à propos de l'école


Ancien élève de Pierre Dux et de Robert Manuel au Conservatoire, Jean Périmony a ouvert son école en 1961. Cinquante ans et quelques générations d'élèves plus tard, il a épanoui de nombreuses «belles personnalités», avec passion.

10 heures du matin, Théâtre Tristan Bernard, à Paris. Sur la scène, Cléopâtre, entourée de ses servantes, se prépare à mourir. «Parez-moi, mes femmes, des signes d'une reine...» Au troisième rang, accoudé sur le dossier d'un fauteuil, Jean Périmony, «Péri» pour ses élèves, jette un rapide coup d'oeil autour de lui et lance : «Attendez, pourquoi Sonia n'est-elle pas là ? Cela fait trois fois qu'elle manque le cours !» Puis il s'adresse à la jeune comédienne : «Le début, je le sens bien, mais fais attention, j'ai l'impression que la suite est un peu plaquée. Il y a une grandiloquence qui me gêne. Pense que chacun de ses gestes est le dernier de sa vie. Cléopâtre le sait. Retravaillons et ne cherche pas à prouver, mais après un long travail surprendre. Ensuite, laisse venir le texte. Allez, on reprend encore une fois.»

On reprend beaucoup au cours d'art dramatique de Jean Périmony. Car ici, ce qui compte, c'est le travail sur soi, sur les textes, et avec les autres. «Cela fait maintenant cinquante ans que l'école est ouverte. Et je dis toujours à mes élèves : "Voulez-vous passer ou durer ?'' L'essentiel est d'apprendre à travailler, de savoir aborder un rôle, une répétition, respirer. Être acteur, c'est pouvoir donner le même degré d'émotion chaque fois qu'on vous le demande. Être totalement disponible. Devant la caméra, c'est immédiat. Au théâtre, c'est tous les soirs, quand le rideau se lève.»